Fort Brescou

Pour accéder au Fort il y avait en extérieur un pont levis et un fossé (construits en 1757) et une courtine de protection avec deux guérites que l’on appelle un luneton de porte (en architecture militaire, un luneton de porte protège des charges de cavalerie !)

Dans le couloir de l’entrée se trouvait à gauche la salle des officiers, à droite la salle de garde (le dallage étant d’origine).

A droite : on peut voir la boulangerie, le cellier et le réfectoire. Ce bâtiment était surmonté d’un étage.

A gauche : les cellules, qui étaient à l’origine surmontées d’un étage pour le logement de la garnison. Le bâtiment du fond abritait aussi la garnison (soldats et officiers).

En haut, la maison du commandant, la tour du fanal (18ème siècle), le phare (fin 19ème siècle), les bastions et le chemin de ronde.

Tous les bâtiments avaient donc la même hauteur que la maison du commandant, les prisonniers devaient donc se sentir vraiment enfermés.

Les Cellules

Ces Cellules étaient voûtées, et étaient surmontées d’un étage.

Les prisonniers dormaient sur des paillasses, ou sur des lits pour les prisonniers disposant de plus d’argent.

On estime à environ,  30 à 40 le nombre de prisonniers sur le Fort. La garnison étant à peu près du même nombre.

Les seuls torts des prisonniers du Fort étaient en effet d’être un peu trop joueurs, ou buveurs, voir de refuser un mariage arrangé, ou d’avoir des idées trop libérales : en cette période de pré-révolution beaucoup de personnes s’opposaient à l’autorité du Roi, ou à l’autorité religieuse (siècle des Lumières). Cela leur valait un enfermement … parfois à vie

La Boulangerie

Cette pièce servait à faire du pain. On peut voir un four, et derrière un local ou l’on entreposait la farine, l’eau et le sel et où se trouve un puits alimenté par la mer.

Le Cellier

C’est dans des pièces qu’étaient entreposées la nourriture et les boissons (eau et vin).

Sur le fort tout était payant : la nourriture, les boissons, mais aussi le savon, les bougies, le papier à lettre, l’encre …

C’était le cantinier qui gérait tous ces stocks, qu’il achetait à Agde, et revendait avec un bénéfice bien sûr aux prisonniers.

Le Réfectoire

C’est la seule pièce chauffée du fort. Dans cette pièce les soldats et les prisonniers prenaient leurs repas.

Les repas étaient différents suivant que l’on était soldat ou prisonnier. Mais parfois, un prisonnier dont la famille était généreuse pouvait améliorer l’ordinaire de ses repas, et finalement manger mieux qu’un soldat.

Les soldats en garnison sur le fort, étaient des soldats en fin de carrière, parfois invalides et donc non apte à servir l’armée.

La vie sur le Fort n’était pas gaie ni divertissante pour les soldats. Ceux-ci ont quand même la possibilité de temps en temps d’aller à terre. Soit pour ramener les provisions, soit en permission.

Des personnes extérieures au Fort venaient également régulièrement. C’est le cas de certains commerçants, mais aussi du barbier, de l’aumônier, voir du médecin.

Promenade des remparts

En accédant aux remparts nous passons devant une porte murée. C’est là que se trouvait la chapelle aujourd’hui disparue. Ce bâtiment avait été surélevé en 1755 pour réaliser le logement de l’aumônier. Sur la base de la rampe en basalte on peut voir une inscription HOT. C’est le nom du dernier aumônier du Fort.
Le chemin de ronde est appelé promenade des remparts. Les prisonniers avaient le droit de se promener, ils pouvaient même pêcher à la ligne, et la vue du large leur donnait des idées d’évasion ! Grâce à des complicités extérieures, il y eu 50 tentatives d’évasion.

La Maison de l’Officier

Le bâtiment qui se trouve au milieu, est la maison de l’officier commandant du Fort. En dessous est situé l’arsenal, qui ne contenait que des armes sans munition, ceci afin d’éviter les risques d’explosion sur le Fort.

Au début du siècle, et jusque dans les années 60, un gardien de phare vécu dans cette maison avec sa famille.

Le Phare et la Tour du Fanal

La tour du Fanal date du 18ème siècle. Elle servait de tour de signalisation, et communiquait avec la tour du Castellas (sur la route de Sète) et la tour des Anglais (sur le Mont St Loup).
Le phare date du 19ème siècle. Il est alimenté à l’énergie solaire.

Les citernes

On peut voir un système de collecte d’eau.

L’arsenal extérieur

Au bout de la petite cour se trouve un long couloir qui longe le bâtiment de la garnison.
Après un coude, dans une partie très sombre se trouve l’ancien arsenal dont la construction est extérieure au Fort.
En effet, les sacs de poudre étaient entreposés en cercle dans cette partie.
En cas d’explosion, la poudre sortait en mer par la partie extérieure, ce qui permettait d’éviter tout risque de destruction du Fort.