ÉGLISE SAINT ANDRÉ

L’église Saint-André à été reconstruite sur la basilique paléochrétienne d’Agde où s’est déroulé, en 506, l’un des plus importants conciles de la Gaule méridionale. Autorisé par le roi wisigoth Alaric II, ce concile fut présidé par l’évêque d’Arles Saint-Césaire et réunit alors 34 évêques. Il est représenté sur le vitrail de l’oculus situé au fond de l’église et qui a été réalisé par Victor Gesta en 1874.

L’église actuelle a été construite en 1525. De l’édifice primitif, ne subsiste, à l’intérieur, qu’une colonne en pierre de basalte de 3,30 mètres de haut, dite “colonne du concile”. La porte principale, de style néo-gothique, date de 1855 comme en témoigne le griffon sculpté sur le chapiteau gauche.

Eglise paroissiale à partir de 1676 et jusqu’à la Révolution, elle sera, un temps, transformée en arsenal avant d’être abandonnée. Elle ne sera rendue au culte qu’en 1998, après avoir été restaurée.
Le chœur possède une chaire en marbre blanc, ainsi que des boiseries hautes et un ensemble de stalles[1] de style maniériste, datant du XVIe s. provenant de la cathédrale St Etienne.

En 1987, des fouilles archéologiques ont été réalisées dans la nef de l’église et ont permis de mettre au jour des sépultures datant des Ve et VIe siècles, ainsi que les bases de l’église primitive, dont l’axe était perpendiculaire à celui de l’édifice actuel.


[1] Ensemble de boiseries XVI-XVII et XIXe siècles. Probablement anciennes stalles des chanoines de St Etienne.