ENSEMBLE CONVENTUEL DE NOTRE DAME DU GRAU

Le site de Notre Dame du Grau est constitué d’un ensemble conventuel du XVIIe s (église, vestiges du cloître, bâtiments conventuels, jardin, bassin, réseau hydraulique, ainsi qu’une place sur laquelle se trouve à droite une statue monumentale de la vierge a genou (1920) surmontant le rocher (symbolisant le miracle de la Genouillade), à l’extrémité gauche une fontaine en bel appareillage de basalte (XVIIe s) dénommée « aigues vives ». Faisant face à l’église prend place la chapelle de la Genouillade adossée à un bois de pins protégé au titre des sites.

Le site se trouve à mi-chemin entre Agde et la mer non loin d’une courbe du fleuve Hérault. Il s’agit du point le plus haut d’ici à la mer (Grau d’Agde) dont le sous-sol formé par une coulée de lave à permis l’extraction de pierre jusqu’au XIXe s.

Du IXe au XVIe s une confrérie de Bénédictins y été installée, dépendant de l’abbaye de St Thibéry. A partir de la fin du XVIe s le duc Henri Ier de Montmorency y installe des Capucins et leur fait bâtir une nouvelle église plus grande. La chapelle de la Genouillade sera bâtie au XVIIe s.  

A la Révolution française, les Capucins sont chassés, l’église vendue et va connaitre diverses occupations avant d’être rachetée par la commune avec une souscription populaire en 1876. Elle est depuis ouverte au culte.

La grande ferveur du site sous l’ancien Régime, en tant que lieu de pèlerinage doit son origine à la légende de la Vierge salvatrice (VIIe s).

Une vague marine submergea tout le littoral jusqu’au site, où un ermite en prière vit apparaitre la Vierge priant à ses côtés à genou. Leurs prières conjuguées ont chassé les flots. De cette apparition de la Vierge, resta un trou dans le rocher sur lequel elle apparut, attestant le miracle (sur cette empreinte à été bâtie la chapelle de la Genouillade).